Le plan était ambitieux. Ce qui a été bâti a dépassé toutes les attentes.
En 2015, une personne a eu une idée. En 2016, un petit groupe s’est réuni un soir autour d’un repas à Vancouver afin de poursuivre la conversation. La décision de créer une toute nouvelle société immobilière avait été prise. Ce qui devait suivre – le nom, la structure, l’équipe, les bureaux, les systèmes – restait encore à déterminer.
« Parfois, le seul moyen de commencer quelque chose est d’en ignorer la fin », explique Remco Daal, chef des Opérations, l’une des personnes présentes ce soir-là. « Si nous avions su tout ce qui allait se passer au cours des années suivantes, je ne sais pas si nous aurions eu le même courage. »
La collaboration et la vision ont défini QuadReal au cours de cette première année. Dix ans plus tard, c’est toujours le cas.
Bâtie de toutes pièces
L’idée a été lancée par Gordon Fyfe, président-directeur général et dirigeant principal de l’information à la BCI. M. Fyfe avait passé plusieurs années à internaliser systématiquement la gestion d’actifs dans l’ensemble du portefeuille de la BCI. L’immobilier était le dernier élément. « Nous payions d’autres personnes pour le gérer cet aspect à notre place », explique-t-il. « J’ai vu les chiffres et j’étais convaincu que nous pouvions le faire nous-mêmes. »
S’en sont suivis des mois de planification pour définir les besoins d’une entreprise immobilière intégrée verticalement. Au fur et à mesure que la structure de l’entreprise a commencé à se former et qu’un groupe de dirigeants est arrivé, ce qu’ils ont décidé s’est avéré délibérément ambitieux : non seulement une gestion internalisée, mais une société pleinement intégrée d’investissement, de promotion et d’exploitation du secteur immobilier. Une société qui investit dans des capitaux propres et des emprunts dans les marchés publics et privés. Ce qu’ils ont entrepris, c’est un véritable voyage pour redéfinir l’investissement institutionnel en immobilier mondial.
Mais la société avait encore besoin d’un nom. M. Daal a proposé « QuadReal », soit la réunion de quatre sociétés, de quatre catégories d’actifs, des quatre coins du monde. C’était le début de la marque, et elle a été enregistrée le jour même.
Comment QuadReal a embauché des gens, procédé à l’intégration et défini ses valeurs d’un seul coup
Dès le départ, QuadReal a assumé la responsabilité de 18 milliards de dollars d’actifs. « Nous avons dû embaucher 1 200 personnes. C’était comme essayer d’avaler la mer », affirme Dennis Lopez, président-directeur général de QuadReal Property Group. « Et à la fin de l’année, nous l’avions fait. »
Au même moment, Tamara Lawson, chef des Services financiers, supervisait l’intégration financière qui allait rendre la nouvelle entreprise pleinement opérationnelle, en faisant d’elle le système de référence pour le programme immobilier de la BCI, puis en intégrant l’ensemble du portefeuille national et international dans une structure financière unique. « Le projet réunissait l’ensemble du programme immobilier », explique-t-elle. « Grâce à cela, nous avons pu optimiser le financement d’un point de vue stratégique et économique, tout en améliorant la gestion globale du programme. »
Cependant, et c’est le plus important, le déploiement opérationnel avait un pendant : un travail tout aussi délibéré sur l’organisation elle-même. Diane MacDiarmid, chef de la Gestion des talents, se rappelle avoir été conviée à une séance de stratégie de marque qui n’a pas débuté par la présentation d’un logo, mais par une prémisse. « On ne peut pas avoir une marque sans savoir ce que l’on défend. La première chose que nous avons faite a donc été de définir clairement nos valeurs, et cela s’est avéré être l’élément pivot et fondateur de notre démarche. Nous les incarnons encore aujourd’hui. » La conversation qui a suivi sur l’identité de QuadReal, et ce qu’elle ne devait pas être, a donné naissance à un ensemble de valeurs qui demeurent bien ancrées.
La mentalité qui définit toujours QuadReal
Les dix années écoulées depuis ont prouvé que le rythme de départ et les méthodes innovantes n’étaient pas temporaires. La tendance à privilégier la création à l’entretien, l’innovation à la préservation d’une méthode existante est restée constante.
« Le béton n’est pas sec », déclare M. Daal. « Rien n’est gravé dans le marbre quant à la “méthode QuadReal”, à l’exception de notre culture et de notre façon de travailler ensemble. Dès que nous perdons cela, nous sommes comme tout le monde. »
Il a fallu un groupe spécial pour créer QuadReal. Une collaboration aussi exceptionnelle exige un moment de reconnaissance. « Arrêtez-vous, jetez un coup d’œil à ce que vous avez accompli. C’est beaucoup. Et cela vous donnera de l’énergie pour continuer », dit M. Lopez. « Je suis très fier de l’entreprise que nous avons bâtie au cours des dix dernières années, et nous l’avons bâtie ensemble. »
En comparant QuadReal aujourd’hui à ce qu’il avait imaginé au départ en 2015, M. Fyfe livre ses réflexions : « Il n’y a aucun rapport entre les deux. Et ça, c’est grâce aux gens. J’avais une idée. Mais les personnes qui sont arrivées l’ont prise et en ont fait quelque chose d’extraordinaire. »
Voilà notre histoire : non pas une vision unique, mais celle de nombreuses personnes travaillant à bâtir quelque chose qu’aucune d’elles n’aurait pu créer seule. Bâtir ensemble retrace ce parcours depuis le tout début jusqu’à nos prochaines étapes.